LES CHOIX FINANCIERS DE LA VILLE
(Tribune, Mérignac Magazine, novembre 2009)
Bâtir un budget est un exercice difficile. La faiblesse de l’activité économique diminue nos recettes d’un million d’euros, l’Etat réduit ses concours, la Caisse d’allocation familiale fait de même, et l’année prochaine, la suppression de la Taxe professionnelle se répercutera sur les dotations de la Communauté urbaine…
Dans cet environnement, la majorité municipale, sous la conduite de son maire, a choisi de maintenir un haut niveau de service aux Mérignacais : crèches, foyers de personnes âgées, développement durable, culture avec une Médiathèque fréquentée par un habitant sur trois, activités sportives, soutien à un milieu associatif particulièrement vivant… Notre programme d’investissement sera également poursuivi : reconstruction d’un Conservatoire à Arlac, restructuration du groupe scolaire F. BUISSON, rénovation de Cap Léo, mise en service d’une crèche et d’un point lecture au Burck…
Ces services ont un coût. Est-il trop élevé ? Sur les douze dernières années, notre ville n’a augmenté la fiscalité qu’à deux reprises, la dernière fois l’an dernier, pour un total de moins de 7%. Sur la même période, l’inflation s’est élevée à 20%. En moyenne, chaque ménage contribue à hauteur de 1143 euros par an. En comparant ces chiffres aux prestations qui en sont la contrepartie, chacun jugera de la modération de l’effort fiscal.
Conformément à nos engagements, nous n’augmenterons pas les impôts de la Ville, cette année ni, sauf fait imprévisible, jusqu’à la fin du mandat municipal.
Pour y parvenir, nous n’avons pas choisi de nous endetter, solution qui doit être réservée au financement d’investissements ayant une longue durée de vie.
Nous préférons une voie plus difficile : la croissance zéro des charges de fonctionnement. L’ambition n’est pas simple puisque, mécaniquement, les rémunérations sont (et heureusement) indexées sur les indices de la fonction publique. Il nous faudra donc redéployer d’autres dépenses, économiser sur les consommations d’énergie, et finalement poursuivre notre volonté de bonne gestion.
A ce prix-là, Mérignac restera cette ville pour tous, attractive et dynamique.


