DU LOCAL AU GLOBAL, DE MERIGNAC A COPENHAGUE
Le 8 décembre dernier, la ville de Mérignac a reçu le ruban du développement durable dans les salons du Sénat. Parmi les douze lauréats de l’année figuraient aussi deux autres collectivités de Gironde, la Ville de Blanquefort et le Conseil Général.
Mérignac a été primée pour son travail d’évaluation. Il est vrai que notre Agenda 21 comporte, fait rare, des objectifs chiffrés : diminuer de 20% la consommation d’eau ou de 10% la consommation d’électricité dans les bâtiments municipaux sur trois ans, par exemple. Le travail municipal a aussi été remarqué pour notre accord de coopération avec KAOLAC au SÉNÉGAL.
Jean Marie PELT, le Président du Jury, a participé à un forum AGENDA 21 à Mérignac. Avec sa bonté rayonnante, il a rappelé que le Développement durable n’a pas d’autre sens que l’humain. Saluons la conférence de COPENHAGUE, mais pensons aussi au sommet de ROME pour l’alimentation. A l’un se presse avec raison l’ensemble de l’establishment médiatico-politique. A l’autre, ont défilé dans la discrétion les portes-paroles de la misère, souvent africaine, outre LULA, le seul chef d’État présent.
Il ne s’agit pas d’opposer la lutte contre les gaz à effet de serre, plus sensible dans les pays riches et le combat contre la disette qui accable les pays pauvres. Nous devons conduire les deux simultanément. Et pour y parvenir, faire des choix politiques planétaires. Pour nourrir le milliard de personnes qui ne mangent pas à leur faim, nous avons besoin de 150 milliards de dollars chaque année. Est-ce impossible ? Sans doute pas si l’on songe que 140 milliards de bonus ont été distribués aux traders aux États-Unis en 2008.
Vaste débat sans doute. Auquel, nous pouvons prendre part avec des gestes concrets. Individuellement. Ou collectivement par les collectivités que nous administrons.



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