Après notre visite de la prison de Gradignan, Alain ROUSSET, Michèle DELAUNAY et moi-même avons consacré des « post », chacun, avec un éclairage différent. Vous pourrez les consulter sur :
http://www.michele-delaunay.net/delaunay/
Michèle DELAUNAY rappelle que selon un surveillant le dernier suicide n’était vraisemblablement qu’une simulation destinée à attirer l’attention de la prochaine ronde.
Peut-être… Mais si tel est le cas, nous avons bien là la mesure du désespoir. Drôle de monde dans lequel, pour appeler au secours, un jeune homme de dix-neuf ans fait semblant de se pendre, et finalement se pend jusqu’à en mourir.
Sur d’autres blogs, j’ai lu aussi quelques commentaires demandant de ne pas oublier que les prisons sont remplies de coupables, parfois de salauds et que nous ne devons jamais oublier leurs victimes.
Jamais, je n’oublie les victimes. Ni même d’ailleurs les personnalités troubles, brutales, qui doivent rendre compte de leurs mauvais coups. Je ne suis d’ailleurs pas pour la suppression des prisons. Mais toujours, je me pose cette question : comment éviter la récidive, c’est à dire de nouvelles victimes et de nouveaux coupables ? Comment briser la chaîne sans fin de la violence envers les autres et envers soi-même ? Il n’y a sans doute pas de secret. Il y a certainement une condition. Que la prison devienne un lieu, non pas d’avilissement, mais d’apprentissage du respect de soi et d’autrui. Vaste programme, j’en conviens.