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Travaux de la Commission supérieure de codification sur le droit électoral 
Question écrite n° 10281 de M. Alain Anziani (Gironde - SOC)
M. Alain Anziani attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur le travail de clarification et de réforme du droit électoral entrepris par la Commission supérieure de codification. Il semble qu'au-delà d'une simplification des dispositions applicables, la Commission propose des modifications sensibles, notamment concernant l'élection des députés et sénateurs. 

Concernant les dispositions générales, il estime souhaitable d'unifier les règles applicables à la propagande qui, actuellement, peuvent différer selon le type d'élection. Il conviendrait également d'intégrer à la législation les nouveaux moyens de propagande comme internet, mais aussi le téléphone qui a été utilisé massivement lors de campagnes municipales et cantonales, y compris le jour du scrutin. Cette évolution rend nécessaire l'adaptation des dispositions relatives à l'affichage ou à la distribution de tracts, afin de les rendre conformes à la pratique générale et cohérentes avec les règles qui s'appliquent aux nouvelles techniques de communication. 

Concernant l'élection des sénateurs, il souhaite attirer son attention sur les dispositions désuètes qui régissent la campagne électorale. Ainsi, l'article L. 306 du code électoral mentionne: " Des réunions électorales pour l'élection des sénateurs peuvent être tenues au cours des six semaines qui précèdent le jour du scrutin. Les membres du collège électoral de la circonscription et leurs suppléants, ainsi que les candidats et leurs remplaçants, peuvent seuls assister à ces réunions." L'article R. 154 précise que "L'autorité municipale veille à ce que nulle autre personne que celles désignées à l'article L. 306 n'assiste à ces réunions." 

Ces dispositions ne sont, en pratique, jamais respectées. Le fait de ne permettre les réunions que dans les six semaines précédant le scrutin, qui a lieu généralement à la fin septembre, n'est pas compatible avec les réalités d'une campagne sénatoriale. Dans de nombreux départements, les candidats doivent en effet rendre visite à plusieurs centaines de conseils municipaux, ce qui est matériellement impossible dans le délai imparti par la loi. Il serait dès lors préférable d'élargir sensiblement la durée de la campagne afin de permettre un vrai débat entre les candidats et leurs électeurs. 

De même, dans les faits, les réunions ne sont généralement pas restreintes aux seuls membres du collège électoral, en particulier dans les petites communes où l'ensemble des élus, grands électeurs ou non, sont intéressés par cette élection. Il n'y a dés lors pas lieu de définir les personnes susceptibles d'assister à ces réunions, la police de ces dernières relevant, le cas échéant, de l'autorité municipale. 

En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si ces questions font partie du champ de travail de la Commission supérieure de codification et de lui préciser la date à laquelle les conclusions de la commission seront soumises au Parlement, souverain pour statuer sur des modifications qui pour certaines peuvent être substantielles. 
 
La « Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) est désormais la boussole de l’État moderne. Sans elle, nous nous enfoncerions dans les ténèbres des déficits publics. Elle est fondée sur un principe de bon sens : rationaliser, optimiser, regrouper permet des économies d’échelle et donc la réduction des coûts.
 Au nom de cette RGPP, l’État a restreint la carte judiciaire, la carte militaire, la carte hospitalière, et demain celle des chambres de commerce et d’industrie ou des chambres régionales des comptes. Bien entendu, la RGPP a également inspiré la commission BALLADUR et abouti à la réorganisation des services de l’État et à au projet de réforme territoriale.
 Posons une question iconoclaste : regrouper, concentrer et finalement recentraliser coûte-t-il vraiment moins cher ?
 Le débat est ancien.
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