source : http://www.sudouest.com/gironde/actualite/langonnais/article/781774/mil/...

DÉBAT. Les réformes des collectivités locales et de la taxe professionnelle mobilisent parti-culièrement les élus locaux. Ils y voient la volonté de l'exécutif d'éliminer les contre-pouvoirs

Mobilisation et pédagogie : des élus contre les réformes

Divers élus locaux de gauche avaient donné rendez-vous au public vendredi soir afin de parler de la réforme des collectivités territoriales et la disparition annoncée de la taxe professionnelle.

À Bazas, ce sont le sénateur Alain Anziani et le député François Deluga, socialistes, qui ont pris la parole avant de répondre aux questions du public. À Langon, Bruno Fourny, secrétaire de la section langonnaise du PS, Christophe Miqueu, secrétaire du comité du Parti de Gauche de l'Entre-deux-Mers et les conseillers généraux Jean-Jacques Paris (Bègles) et Michel Hilaire (Saint-Macaire) ont voulu présenter un front de gauche uni contre ces réformes. Après avoir expliqué que, pour lui, les collectivités ne sont ni trop nombreuses, ni trop coûteuses, contrairement à ce qu'établit le rapport Balladur dans son introduction, le sénateur Alain Anziani a tenu à expliquer, dans les grandes lignes mais point par point, en quoi consistent précisément ces réformes afin que chacun puisse en saisir l'enjeu.

QUINZE ANS À LA TÊTE DU PS, POLITIQUE. Alain Anziani, élu dimanche, a découvert le Sénat hier. C'est une consécration pour ce socialiste qui a souvent fait l'impasse sur son intérêt propre
 

Gentleman sénateur

La politique n'est pas l'apanage exclusif des tueurs. Il arrive aussi que les gentlemen y fassent une carrière honorable. Alain Anziani, tout nouveau sénateur socialiste de Gironde, est de ceux-là. « Un homme d'une grande humanité et d'une grande générosité », dit de lui son adjoint à la fédération du PS Ludovic Freygefond. Mais à droite, on aurait aussi du mal à trouver quelqu'un pour le démentir. Pourtant, en quinze années à la tête du PS girondin, Alain Anziani (57 ans) a eu de multiples occasions de se faire des ennemis : « à ce poste, quand ça ne va pas, c'est la faute du secrétaire fédéral et quand ça va bien, c'est grâce aux autres », dit-il. S'il lui est arrivé d'exclure, Alain Anziani a lui aussi connu les affres de la mise à l'écart. Par exemple en 1998, quand il avait été promu tête de liste aux régionales avant d'être débarqué.

Président de Région, voilà un titre qui aurait bien convenu à celui qui a fait ses premières armes en politique au cabinet aquitain de Philippe Madrelle, avec un certain Alain Rousset, celui-là même qu'il avait connu et estimé sur les bancs de l'IEP à Paris.

 

Mai 68, la vocation.

Comme beaucoup d'hommes de gauche de sa génération, mai 68 a été le déclencheur de sa vocation politique : « Tout paraissait possible. » Son entrée au PS se déroula six ans plus tard, juste après la victoire de Giscard : « Je me suis reconnu dans Mitterrand et c'est pourquoi je suis devenu proche de Laurent Fabius par la suite.
Syndiquer le contenu