Je ne sais pas si le Général DE GAULLE aimait le football, mais je suis certain que l’homme du 18 juin n’aurait pas lancé cet appel qui nous parvient du Faubourg Saint Honoré.
Selon le communiqué de l’Elysée, il convient « d’apporter une réponse structurelle à des questions qui se posent depuis bien longtemps » et d’organiser dans les meilleurs délais « des États généraux » et d’engager enfin « une réflexion plus générale sur la gouvernance ».
Lorsque dans quelques années, les historiens retrouveront ce document dans les archives de la Présidence, ils penseront sans doute que le chef de l’Etat y évoque la crise financière, les retraites, voir la morale en politique. Incrédules, ils finiront par découvrir qu’il s’agissait d’examiner le jeu de F. RIBERY, les insultes de N.ANELKA, voire de décrypter les contre-pieds de R.DOMENECH. Sans doute se demanderont-ils qui étaient RIBERY, ANELKA, DOMENECH, EVRA, ABIDAL et les autres…
Pour mieux comprendre cet événement galactique, ils reliront la presse et verront briller les mille étoiles du dream team de Nicolas SARKOZY : Eric WOERTH, coincé entre le montant des retraites et les milliards de Mme BETTENCOURT, les volutes de fumée de BLANC (pas Laurent, Christian, le fumeur de cigares), les yeux écarquillés de Roselyne BACHELOT parlant du désastre national, la présence d’Eric BESSON, le traite recherché, le fidèle, Brice HORTEFEUX, condamné pour injures racistes. Ils seront d’ailleurs déroutés de voir le Président de la République s’émouvoir d’une insulte, lui qui les manie avec tant d’aisance, dans le style « casse toi pauvre con ».
Et le Général DE GAULLE que vient-il faire dans toute cette histoire ? Rien, justement, rien.