Bien sûr, il vaut mieux être compétent, reconnu par ses pairs, avoir le look du temps présent, être un proche du Président, et depuis peu de temps être plutôt une femme, bref avoir des qualités... Elles ne suffisent pas pour départager les prétendants qui, si le CV anonyme était pratiqué, pourraient connaître des surprises. Il y a encore les équilibres politiques, la jeunesse, la diversité... Le casting gouvernemental comme celui de toute équipe est aussi un message de communicant : que veut-on dire au grand public ?
Dans la petite histoire, nous trouvons même quelques anecdotes provoquées par des homonymies. Ne dit-on pas qu'en 1988, Jean-Michel BOUCHERON, député d'Angoulême, a été nommé à la place de Jean-Michel BOUCHERON, député d'Ile et Villaine. Ou que MELLICK a été confondu avec MERIC... Ainsi va l'histoire humaine avec ses bugs et ses malentendus.
Le gouvernement de Jean Marc AYRAULT n'a pas connu de telles péripéties. Il a été construit pour la première fois autour de la parité qui ne s'est pas arrêtée au nombre, mais qui s’étend à la qualité des attributions. Il contient sa part de promotions fulgurantes qui obéissent au nécessaire renouvellement, mais il consacre aussi de longs parcours qui conduisent sur le tapis rouge des personnes qui se sont préparées depuis des mois ou même des années à exercer ces responsabilités qui vous assommeraient plus d'un néophyte.
D'autres, presque dans l'antichambre, resteront devant la porte pour cette fois : André VALLINI qui...


